L’on ne saurait imaginer une éducation sans autorité. Celle-ci soutient celle-là. Voire l’éducation serait vouée à l’échec en l’absence d’une certaine forme d’autorité. Pratiquement, l’autorité rend l’éducateur respecté et l’enfant réceptif à l’éducation. Or, le problème que pose l’utilisation de l’autorité en matière d’éducation, c’est le degré de cette dernière car y recourir de façon outrée risque d’inhiber et de paralyser l’enfant tandis que s’en passer, en accordant lui accordant trop de liberté, c’est produire des délinquants et des tyrans à qui le sens de l’obéissance fait défaut. L’issue serait donc de concilier autorité et liberté en éducation de manière à garantir à l’adulte une sorte de pouvoir qui n’empêche pas l’épanouissement de l’enfant. Cela étant posé notre propos ici est d’examiner le rapport entre éducation et autorité dans les trois œuvres au programme : les livres I et II d’Émile ou de l’éducation de Jean-Jacques ROUSSEAU, les Contes de Hans Christian ANDERSEN et Aké, les années d’enfance de Wole SHOYINKA et ce à partir des trois points suivants : il sera question dans le premier de l’éducation autoritaire, dans le deuxième de celle laxiste et dans le troisième...
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Traitement intégral d’un sujet de dissertation + Dissertation entièrement rédigée (3) (Thème: l’enfance)
L’enfance est incontestablement une période capitale dans la vie de tout individu et ce dès lors que les traits de sa personnalité s’y forment et que les contours de son identité s’y dessinent. Néanmoins, l’enfance n’a pas toujours été envisagée sous cet angle comme nous l’apprend Philippe ARIES dans ces termes : «… notre vieille société traditionnelle se représentait mal l’enfant, et encore plus mal l’adolescent. La durée de l’enfance était réduite à sa période la plus fragile, quand le petit d’homme ne parvenait pas à se suffire » Le propos d’ARIES s’inscrit dans une approche historique de l’enfance car il fouille, en historien, l’imaginaire de la société française d’hier comme le laisse entendre...
Synthèse de lecture, axe: enfance et pouvoir, thème: l’enfance
L’examen du rapport enfance et pouvoir ne semble pas aller de soi car il n’est pas aisé d’imaginer un enfant, dont les attributs ne sont autres qu’incomplétude et dépendance, détenir un pouvoir. À vrai dire, attribuer un pouvoir à l’enfant n’a rien d’ordinaire voire cela ne pourrait qu’aller à l’encontre de la nature infantile. Ainsi, un pouvoir infantile ne saurait être qu’un pouvoir contre-nature puisque la faiblesse est le propre de l’enfance et celle-là ne rime pas avec le pouvoir qui exige...
Éléments pour un cours d’introduction générale au thème (l’enfance)
Traiter de l’enfance comme thème de français-philosophie semble, à première vue, d’une facilité frisant le banal tellement ledit thème paraît translucide. En effet, le thème en question pourrait être facilement cernable si on limite l’enfance à cette première étape de développement de l’homme, à cet âge qui précède l’atteinte de la majorité, en un mot, à cet âge antérieur à l’âge adulte.
Toutefois, ce raccourci consistant à définir l’enfance d’un point de vue temporel...
Traitement d’un sujet de dissertation portant sur l’axe : Enfance et morale (thème: l’enfance).
Sujet :
« D’après Jean DUTOURD :
« La morale n'est pas une chose innée. Les mouvements des enfants ressemblent aux mouvements de la nature, laquelle n'a pas la notion du bien et du mal. L'action des parents sur l'enfance, en vingt ans, reproduit l'action de l'homme sur la nature telle qu'elle se manifeste depuis le début du monde. Il s'agit de domestiquer, de rendre utilisable et bienfaisant quelque chose qui ne possède pas le sens du bien et du mal. » Vous commenterez et discuterez le propos ci-dessus à la lumière de votre lecture des œuvres inscrites au programme. »
Analyse des termes de la citation :
Trois grands blocs structurent le propos de Jean DUTOURD. Le premier : « La morale n’est pas une chose innée » révèle, en niant le caractère « innée » de la morale, qu’elle est plutôt acquise et donc culturelle. Le deuxième bloc...
Faiblesse et dépendance de l’enfance dans les œuvres au programme de français-philosophie(2022) : citations commentées (1)
La faiblesse physique n’est pas moins présente dans l’autobiographie de Wole SOYINKA surtout si l’on considère l’état physique de la petite sœur de Wole qui est constamment souffrante comme le trahit le terme "changement" dans
« Enfance et jeu » dans les œuvres au programme de français-philosophie des CPGE (2022)
Le jeu se veut le propre de l’enfance. Le jeu comme activité fait l’enfance et lui donne sens. L’enfance est inimaginable en-dehors du jeu. Si le jeu est relégué par l’adulte au second plan, occupant, pour ainsi dire, la dernière place après toutes les autres préoccupations dites sérieuses ou considérées comme telles, pour l’enfant, au contraire, le jeu occupe une place centrale ; il est prioritaire dans sa vie. Toutefois, le jeu peut aussi revêtir un aspect sérieux...
Proposition de résumé de texte, format CNC, CCINP, E3A
Plan du texte
Il est donné par le paragraphe introductif des lignes 1 à 3. Il est question dans le texte de l’éducation sous l’angle des « soins » (lignes 4-12), de la « discipline » et de l’« instruction » (lignes 13-44). Le résumé suit cette structuration de l’argumentation, en divisant en deux paragraphes la partie sur la discipline et l’instruction : le premier paragraphe présente l’objectif de celles-ci, le deuxième les moyens qu’il importe de mettre en œuvre.
Complétude et incomplétude de l’enfance dans les œuvres au programme de français-philosophie des CPGE
La complétude et l’incomplétude infantile est une question de regard en ce sens que le regard porté par l’adulte sur l’enfant se veut généralement réducteur et ce à partir du moment où il considère l’enfant comme un adulte à l’état d’inachèvement ; il est de ce fait un adulte miniature. Néanmoins, ce même regard adulte peut envisager l’enfant comme complet tout comme l’enfant peut, à son tour, se voir achevé. La complétude dont il est question ici est une complétude d’enfance : l’enfance peut aussi prétendre à la maturité, il y a lieu de parler d’une enfance faite. L’objectif du présent axe est mettre au clair...
Traitement intégral de sujet de dissertation (Thème: l’enfance)
[Introduction]
[Entrée en matière] La littérature pour la jeunesse regorge de personnages d’enfants particulièrement tyranniques, comme ceux de Charlie et la Chocolaterie de Roald Dahl ou Dudley Dursley dans la saga de J. K. Rowling Harry Potter. Les premiers incarnent des défauts alors que Charlie représente l’exemple à suivre. Le second, cousin du héros éponyme, est un enfant affreux et trop écouté qui exige souvent des bonbons de sa mère en lui donnant des coups de pied. Dans les deux cas, il s’agit pour l’auteur de faire réagir à la façon dont se comporte un enfant trop gâté. Comment le remettre dans le droit chemin ? [Restitution de la citation] Emmanuel Kant suggère dans ses Réflexions sur l’éducation de ne pas céder à la facilité qui consiste à satisfaire ses caprices odieux : « Si en sa jeunesse on laisse l’homme n’en faire qu’à sa volonté et que rien ne lui est opposé, il conserve durant sa vie entière une certaine sauvagerie. Et il ne sert en rien à certains d’être en leur jeunesse protégés par une excessive tendresse maternelle, car plus tard ils n’en rencontreront que plus de résistances et ils subiront des échecs dès qu’ils s’engageront dans les affaires du monde ». [Analyse du sujet] Le philosophe allemand soutient que non seulement il ne sert à rien de choyer à l’extrême un enfant, mais que...
