[Introduction]
[Entrée en matière] La littérature pour la jeunesse regorge de personnages d’enfants particulièrement tyranniques, comme ceux de Charlie et la Chocolaterie de Roald Dahl ou Dudley Dursley dans la saga de J. K. Rowling Harry Potter. Les premiers incarnent des défauts alors que Charlie représente l’exemple à suivre. Le second, cousin du héros éponyme, est un enfant affreux et trop écouté qui exige souvent des bonbons de sa mère en lui donnant des coups de pied. Dans les deux cas, il s’agit pour l’auteur de faire réagir à la façon dont se comporte un enfant trop gâté. Comment le remettre dans le droit chemin ? [Restitution de la citation] Emmanuel Kant suggère dans ses Réflexions sur l’éducation de ne pas céder à la facilité qui consiste à satisfaire ses caprices odieux : « Si en sa jeunesse on laisse l’homme n’en faire qu’à sa volonté et que rien ne lui est opposé, il conserve durant sa vie entière une certaine sauvagerie. Et il ne sert en rien à certains d’être en leur jeunesse protégés par une excessive tendresse maternelle, car plus tard ils n’en rencontreront que plus de résistances et ils subiront des échecs dès qu’ils s’engageront dans les affaires du monde ». [Analyse du sujet] Le philosophe allemand soutient que non seulement il ne sert à rien de choyer à l’extrême un enfant, mais que...
Jour : 26 Décembre 2021
Proposition de résumé de texte, format Centrale-Supélec (l’enfance)
Consigne:
Vous résumerez ce texte en 200 mots (plus ou moins 10 %). Vous placerez une barre tous les dix mots et une double barre tous les cinquante mots. Vous indiquerez le total des mots utilisés. Vous sauterez des lignes pour faciliter la correction.
« L’homme est la seule créature qui soit susceptible d’éducation. Par éducation l’on entend les soins que réclame son enfance, la discipline qui le fait homme, enfin l’instruction. Sous ce triple rapport, il est enfant, élève et écolier.
Aussitôt que les animaux commencent à sentir leurs forces, ils les emploient régulièrement, c’est-à-dire d’une manière qui ne leur soit point nuisible à eux-mêmes. Il est curieux en effet de voir comment, par exemple, les jeunes hirondelles, à peine sorties de leur œuf et encore aveugles, savent s’arranger de manière à faire tomber leurs excréments hors de leur nid. Les animaux n’ont donc pas besoin d’être soignés, enveloppés, réchauffés et conduits, ou protégés. La plupart demandent, il est vrai, de la pâture, mais non des soins. Par soins, il faut entendre les précautions que prennent les parents pour empêcher leurs enfants de faire de leurs forces un usage nuisible. Si, par exemple, un animal, en venant au monde, criait comme font les enfants, il deviendrait infailliblement la proie des loups et des autres bêtes sauvages qui seraient attirés par ses cris.
La discipline nous fait passer de l’état d’animal à celui d’homme. Un animal est par son instinct même tout ce qu’il peut être ; une raison étrangère a pris d’avance pour lui tous les soins indispensables. Mais l’homme a besoin de sa propre raison. Il n’a pas d’instinct, et il faut qu’il se fasse à lui-même son plan de conduite. Mais, comme il n’en est pas immédiatement capable, et qu’il arrive dans le monde à l’état sauvage, il a besoin du secours des autres.
